Un verdict de culpabilité, qui interdirait l’influent député français et le politicien national du rallye de se présenter aux élections pendant cinq ans, annulerait les aspirations présidentielles du chef d’extrême droite.
Marine Le Pen, chef du rassemblement national d’extrême droite, fait face à un moment crucial lundi alors que les juges se préparent à rendre un verdict qui pourrait décider de son avenir politique.
Le Pen et 24 autres collègues nationaux de rallye ont été accusés de détournement de l’argent destiné aux aides européens du Parlement européen pour payer le personnel qui a travaillé pour le parti sur une période de quatre ans.
Après la fin du procès en novembre, le procureur de l’État a exigé des verdicts de culpabilité pour Le Pen et ses co-accusés, qui ont nié tout acte répréhensible.
Le procureur a également exigé que Le Pen soit condamné à une amende de 300 000 €, purge jusqu’à 10 ans de prison et, surtout, être interdit de se présenter pour une fonction publique avec effet immédiat pendant cinq ans s’il était reconnu coupable.
Les trois juges ne sont pas obligés de suivre les recommandations du procureur, mais s’ils le font, un verdict de culpabilité pour Le Pen l’empêcherait effectivement de se présenter à la course présidentielle en 2027 dans laquelle elle est en avance sur ses rivaux.
Le Pen a décrit le scénario comme une « mort politique ».
Elle a nié les accusations qu’elle était à la tête d’un «système» destiné à siphonner de l’argent du Parlement de l’UE au profit de son parti, faisant valoir plutôt qu’il était acceptable d’adapter le travail des aides parlementaires aux besoins des législateurs de son parti.
Tout en témoignant, Le Pen a déclaré au tribunal: « Je ne pense absolument pas avoir commis la moindre irrégularité, le moindre mouvement illégal. »
Les audiences ont montré qu’une partie de l’argent avait été utilisée pour payer le garde du corps de Le Pen ainsi que son assistante personnelle.
Le Pen et les co-accusés seront en cour à 10 h pour le verdict.